Une fille avec un livre

Luis Sepulveda, Le vieil homme qui lisait des romans d'amour.

Sepulveda

Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse, il savait lire.

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21 septembre 2017

Amistead Maupin, Chroniques de San Francisco, T5, D’un bord à l’autre.

ch SF D'un bord à l'autre T5

J’ai trouvé une petite baisse de régime à ce volume. Quelques nouveaux personnages auxquels j’adhère un peu moins. Les habitants de Barbary Lane sont maintenant dispersés, mais nous continuons de suivre leur vie professionnelle, amoureuse et quotidienne parfois mouvementée.

Cela fait quelques volumes maintenant que les personnages prennent conscience du fléau du sida dans cette décennie des années 80.  Cette maladie honteuse des homos, on commence à prendre conscience qu’elle ne touche pas que le milieu gay, n’est pas Brian ? L’infidélité apporte quelques jours d’angoisse pure ! L’appui de Mickael est précieux, lui qui est séropositif,  et qui a perdu son compagnon de cette maladie quelques années auparavant.

Le travail de Mary-Ann lui prend de plus en plus de temps on a l’impression que la distance se creuse entre elle et Brian, malgré la présence de Shawna. Dommage. Mary Ann perd de son piquant qu’elle avait dans les premiers volumes.

Même si l’écriture et le ton sont toujours légers, les sujets graves sont abordés et l’émotion est bel et bien présente.

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18 septembre 2017

Amistead Maupin, Chroniques de San Francisco, T4, Baby Cakes.

CH de SF Baby cakes 4

 

Et un nouveau virage pris par les personnages de la pension Madrigal. Mary Ann est devenue Journaliste. Elle est en bas de l’échelle et corvéable à merci, ce qui se ressent dans sa vie de couple.  Brian souhaite qu’ils aient un enfant mais cette envie ne semble pas partagé. La reine d’Angleterre est en visite à SF (et oui, Maupin a réussit à la faire venir !), et un membre de l’équipage déserte. Il va intégrer la pension dans l’appartement de  Mickael , et celui-ci part un mois à Londres pour se changer les idées. Echange d’appartement avant que ce ne soit à la mode ! Il n’est pas au bout de ses surprises puisque il va faire de drôle de rencontre, et nous retrouvons à nouveau Mona. Les intrigues de chaque personnage poursuivent leurs chassé-croisé, ça se bousculent et l’émotion est toujours au rendez-vous.

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14 septembre 2017

Amistead Maupin, Autres chroniques de San Francisco T3

Autres ch de SF T3

Quittons cette fois les années 70 pour entrer dans les années 1980-1981. L’intrigue principale va tourner autour du personnage de Dede, que nous avions quitté enceintes de jumeaux et veuve de Beauchamp dans le volume précédent. ET en parallèle nous retrouvons toujours les colocataires de Madame Madrigal, en particulier Mary-Ann Singleton, qui prend de plus en plus  dans l’histoire.

C’est toujours pétillant et ironique, jamais ennuyeux, j’adore ! Les sujets graves sont bien présents, mais traités sans plomber l’ambiance. A chaque fois que j’entre dans un nouveau volume, je trouve quelque chose qui m’accroche.

 

11 septembre 2017

Amistead Maupin, Nouvelles chroniques de San Francisco, tome 2, livre de poche

Nouvelles Ch de SF T2

Toujours les années 70 et San Francisco, l’heure des premières révélations. Dans le tome 1 ? Nous avions fait connaissance avec les habitants du 28 Barbery Lane et des environs. Ils se croisent, s’entrecroisent dans des milieux qui interagissent. Nous avions laissé Anna Madrigal et ses ‘’enfants’’, en ayant conscience d’un secret qui nous échappait encore, à nous lecteur. Seule Mona était au courant …d’une partie seulement.

Ici, nous en savons un peu plus, la rame des chroniques tourne autour de Mme Madrigal, qui est-elle VRAIMENT ?

Ah ça, je vous laisse le découvrir !

Certaines répliques sont à hurler de rire. J’en aurais bien relevé quelques unes, mais elles vous auraient révélé la vérité, ce que je ne peux évidemment pas faire ici.

Ça se dévore comme des petits pains chauds sortis du four. Un régal ! A lire sans modération.


07 septembre 2017

Amistead Maupin, Les chroniques de San Francisco ; T1.

chroniques de san francisco

J‘avais démarré l’été avec des lectures assez pesantes, voici de quoi changer de registre. Années 70. San Francisco. Une pension de famille tenue par Madame Madrigal au 28 Barbery Lane. Une galerie de personnage que nous voyons apparaitre pour la première fois mais que nous retrouverons dans les volumes suivants : Mary-Ann, Mickael, Mona, Dede, Brian… Les courts chapitres sont des saynètes dialoguées, parues sous forme de chroniques avant d’être publiées dans le format ‘’roman’’. Chacune présente une personnage, un milieu ou une situation, et à travers ces personnages et ces scènes se dresse un portrait d’un San Francisco ou gravite hippies, gays, hétéro, bi, trans, haute société ou petit monde ayant du mal à joindre les deux bouts.

San Francisco, laboratoire de son temps, amours, liberté, drogues, joints, des sujets graves, beaucoup de réalisme mais en même temps un ton léger, enlevé, un plaisir à la lecture.

 

04 septembre 2017

Cormac McCarthy, Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

 

non ce pays

Si, en vous baladant dans le désert texan pour chasser l’antilope vous tombez sur une sacoche contenant des coupures de billets pour un montant de 2,4 millions de dollars, vous prendriez la sacoche, non ? Vous laisseriez la drogue qui se trouve toujours dans le coffre, non, vous ne voulez pas vous embêtez avec, trop risqué, et puis une petite voix vous dit que vous ne voulez pas vendre la mort. Mais des liasses de liquide !

Mais surtout, ne faites pas comme Moss, rentrez chez vous et ne revenez surtout pas sur les lieux sanglants de la fusillade, vous risqueriez d’être vu…Et là, vous ne savez pas ce qui vous attend. Poursuivi aussi bien par les trafiquants de drogue (ce ne sont pas les pires !) que pas un tueur psychopathe qui ne montre aucune faiblesse et qui n’entend faillir dans aucun cas. A partir du moment où Anton Chigurth le piste, Moss n’a plus aucun moment de repos.

C’est noir, c’est violent, ça saigne, mais j’ai surtout au début été déconcerté par l’écriture de Cormac McCarthy. Des phrases coordonnées sans ponctuation qui décrivent dans le détail l'enchainement des actions des personnages, des dialogues sans tiret qu’il est parfois difficile de suivre, mais en même temps un roman haletant que je n’ai pas lâché. Un bon roman noir.

31 août 2017

Jean Hegland, Dans la forêt, Gallmiester, 2017, 301 pages. Traduction Josette Chicheportiche

dans la foret

 

Une claque. Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman comme celui-ci, qui m’a transporté et fait vibrer pour les deux jeunes héroïnes.

Ecrit il y a vingt ans, ce qui est décrit peut toujours se produire, puisque l’humanité n’a toujours pas pris suffisamment conscience  que nous vivons en équilibre instable sur notre planète. La nature reste la plus forte, et ce que la terre a à nous offrir n’est pas inépuisable.

Eva et Nell ont toujours vécu dans une maison dans les bois avec leurs parents, éloignée de la ville. Non scolarisées, elles apprenaient tout par elles-mêmes. Nell prépare l’entrée à Harvard, Eva postule pour devenir une danseuse classique. Des rêves auxquels se raccrocher.

Mais voilà. Il se produit quelque chose dans la civilisation, quelque chose de peu décrit par l’auteur qui laisse libre court à l’imagination du lecteur. Des décès nombreux dus à une recrudescence de maladies plus mortelles qu’avant. Les coupures électriques sont de plus en plus fréquentes, puis définitives. Il n’y a plus de carburant, plus d’internet et de téléphone, les magasins se vident, les rues deviennent déserte.

Que vont devenir Nell et Eva dans leur maison dans les bois ? Comment vont-elles cohabiter, elles au caractère et aux objectifs si différents ? Comment faire face et vivre ce retour à la nature ?

Il a de l’amour, de la violence, de la tension, de la vie.

Contrairement aux romans de science fiction post apocalyptiques, où l’on se dit que ces catastrophes ne sont pas pour tout de suite, là c’est très réaliste car les dérèglements sont plus sournois, presque anodins pour commencer. Les changements se font sur plusieurs mois, on semble ne pas y prêter beaucoup d’attention (enfin quoi, quelques minutes de courants en moins chaque jour, ce n’est pas grand-chose !), puis s’installent définitivement.

 

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28 août 2017

Victor Hugo, Bug Jargal, Gallimard, 272 pages.

bug jargal

Voici la première œuvre de Victor Hugo, même si elle fut retravaillée quelques années plus tard pour sa publication. Cela se sent, ce n’est pas encore le grand Hugo, mais c’est déjà de la belle littérature !

Roman, romance, Histoire, ce livre nous emmène à Saint Domingue au moment de la révolte des esclaves.

Léopold d’Auverney est un capitaine qui, un soir, au camp, raconte son histoire à ses camarades.

Ce qui fait ce qu’il est devenu, cet homme seul, qui semble se battre uniquement pour aller au devant de la mort.

Cet homme qui fut un jeune homme amoureux, ayant perdu sa femme le jour de ses noces, le jour de la révolte des esclaves.

Ce soldat est si noble, si courageux, si brave que ses adversaires en paraissent d’autant plus tyranniques et cruels.

Cette histoire romantique / tragique n’est pas des plus captivantes à mes yeux, mais elle a le mérite d’apporter un éclairage sur l’insurrection haïtienne, les tractations politiques, les revendications, le poids du religieux et des superstitieux pour manipuler les foules incultes.

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24 août 2017

Gabriel Garcia Marquez, L’amour au temps du choléra, lp, 443 pages

l'amour au temps du choléra

Probablement l’une des plus longues histoires d’amour de la littérature !

Une femme, Fermina, devient veuve au début du roman après 50 ans de mariage avec le Dr Juvénal Urbino. Dès le jour suivant, durant la veillée, se manifeste Florentino qui lui avait juré, cinquante ans plus tôt, un amour éternel.

De ce point de départ, nous remontons alors le temps. La jeunesse de Fermina, celle de Florentino, puis celle du jeune et brillant docteur. Leur vie évolue en parallèle, leur route se croise plus d’une fois. Le jeune évincé ne perd pas de vue la femme de sa vie…attendant le jour où celle-ci sera à nouveau libre.

Mais peut-on aimer à plus de 70 ans comme à 20 ans ? Le temps est passé sur la  vie et le corps de chacun des protagonistes. Je me suis laissé porter par cette histoire sans en perdre une miette. Un petit bonheur.

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