Jonson

Volpone est à l’article de la mort, tous ceux qui veulent hériter se précipitent, veules, avec de riches présents, dans l’espoir de se voir couché sur le testament.

A l’article de la mort, Volpone ? C’est sur ce ressort que repose la comédie de mœurs et de caractère, où l’argent, la cupidité est au centre du caractère humain.

Une fois la supercherie révélée se multiplient les rebondissements, chacun essayant de sauver sa peau et ses avantages économiques.

Alors, que sortira vainqueur de cette guéguerre de roublardise ?

A noter : la pièce est censée se dérouler à Venise. Traduisez de l’italien au français le nom des postulants à l’héritage : Voltore, Corvino, Corbaccio…vous obtiendrez Vautour, Corneille et Corbeau. Parlant, non ?

Cette pièce est une adaptation. Dans le texte original, les allusions politiques de l’époque et le charabia faisant étalage de la culture grecque et latine de l’auteur rendait sa compréhension trop difficile. Il s’agit donc d’une pièce recomposée, qui met l’accent sur les caractères.

 

Citation :

«  Mais le théâtre est aussi un tribunal et c’est maintenant de vous que nous attendons notre sentence. Si nous vous avons ennuyés, blâmez-nous. Si nous vous avons intéressés, applaudissez nous. Et si nous vous avons amusés, acclamez-nous’’ (excipit, propos de Mosca)