Bécane, came, castagne. Trois mots qui pourraient résumer le choix de vie de ce groupe de jeunes dont l’histoire est ici relatée par un auteur très inspiré, mais portant dans la retenue.

Le style est un peu familier pour coller à l’histoire, pour être dans le vrai, mais sans plus, et on imagine très bien un vocabulaire bien plus redoutable.

Paumés, marginaux, idéalistes, en rupture de ban avec la famille, l’école, la société, Hugo et ses potes vont traverser les Etats-Unis d’Est en Ouest.

Bécane, came, castagne  (et les mots son faibles), ça sent le cambouis, mais aussi Honneur, Respect (très chatouilleux là-dessus,) promesses à tenir, amitié (très important, cela, et quelles conneries peut-on faire pour ces mots-là !), nous suivons un road-movie haletant, en nous demandant comment cela va se terminer. On a bien un indice dès la première page du roman, mais quel parcours amène à cela ? Et surtout avec quelle suite ? Et c’est là qu’on prend la claque, à la dernière page, juste après le changement de narrateur.

Je n’ai qu’un mot à dire, lisez-le, partez  sur les routes en quête de liberté, vers le paradis,….ou l’enfer, pas toujours  pavé de bonnes attentions.

Loevenbruck

Citations :

«  Il faut pas se mentir : la seule chose qi oblige un mauvais garçon à se lever tôt, c’est la fuite ».

« Non d’un chien, il n’y a rein de pire que les gosses de riches ! Ils ont cette espèce d’assurance, de force héréditaire, comme si le monde leur appartenait, un monde dans lequel vous pourrez jamais les déranger, alors, ils ont peur de rien ces fumiers ».