Puertolas

 

J’avais préparé cette page pour publier mon avis après la lecture de ce roman de Romain Puertolas. Hélas, pas de véritable compte-rendu comme je le fais habituellement après chaque lecture, et je ne pense pas renouveler l’expérience avec cet auteur.

Je n’ai jamais lu son premier roman sur le fakir qui voyage dans une armoire Ikea, le titre et la couverture flashie ne m’inspiraient pas. Je préfère la sobriété dans les couvertures. Il m’est arrivé de changer d’avis sans être déçue, mais je ne m’étais pas lancée.

A la sortie de son deuxième roman, La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel, j’ai fini par me lancer tenter en raison des avalanches d’avis positifs à son encontre. Je ne l’ai pas vraiment lu, si je puis dire…

Au bout d’un tiers du livre, je n’en pouvais plus de ces élucubrations. J’aime bien me laisser porter par des histoires bizarres ou improbables, à condition que cet improbable là tienne la route. Mais ici c’était lourd, tout comme les jeux de mots manquant de finesse. Je me suis ensuite contentée de feuilleter le reste du roman jusqu’à avoir la réponse à mon interrogation : pourquoi cette femme qui vole ? Si j’avais connu le postulat de départ de l’auteur, peut-être aurais-je mieux tenu le coup.

Après cette expérience en demi-teinte, je me suis jurée de ne plus lire cet auteur… Mais Napoléon est arrivé, et je n’ai pas résisté. Le titre faisant référence à un personnage historique, l’histoire étant l’une de mes matières de prédilections, j’ai retenté ma chance, par malchance pour moi. Je n’ai pas fini Re-vive l’empereur, et je ne suis même pas allée à la fin en feuilletant, je n’en ai pas eu le courage. Autant j’avais apprécié la lecture du livre de Timus Vernes, Il est de retour, sur le retour d’Hitler, autant je n’ai pas supporté ce Napoléon là.  Le style est plat, l’écriture ne me porte absolument pas. Et je trouve que le contenu du roman ne peut se lire qu’en connaissant le contexte d’écriture, dans les semaines qui ont suivi les attentas de Charlie Hebdo. Dans quelques temps, ce livre ne sera plus lisible. C’est trop téléphoné, j’ai clairement eu l’impression que l’auteur a ‘’sauté’’ sur ce prétexte pour écrire cette histoire.

Vous l’aurez  compris, je suis définitivement fâchée avec les livres de Romain Puertolas. Cette fois, je le jure, je ne me laisse plus avoir par le battage qu’il y aura autour de ses livres.

Hum…je crois n’avoir jamais été aussi virulente contre un auteur…Mais je précise que cet avis ne tient qu’à moi, libre à vous de vous détendre avec un ouvrage léger. Je le fais régulièrement, j’aime m’évader sans me prendre la tête. C’est juste que cet auteur là n’est pas pour moi.