artin

Il  faut des mots pour le dire.  Pour dire son enfance, son passé, son présent. Il faut oser les mots pour dire ce qu’on est réellement. Et  c’est ce que fait Alain Bobard, le narrateur, qui se raconte depuis son enfance.  On ne peut pas douter que ce qu’on vit dans nos premières années forge un caractère, laisse une empreinte indélébile et a des répercussions tout au long de la vie.

Alain montre ce qui l’a rendu fort …et fragile à la fois car sa volonté de repousser toujours plus haut le sommet de sa montagne, de faire ses preuves est aussi pour lui une carapace derrière laquelle se blinder. Mais il y a des failles, des instants de doute, qui rend  se fonceur plus  humain.

Trouver les mots pour écrire, comme trouver les couleurs pour peindre, un support comme l’autre, c’est ‘’le miroir [des] sentiments’’. Alors, gratter la surface d’Alain, et vous aurez celui qui signe toutes ses toiles (et ses livres) ‘’Artin’’.

 

Citations :

« J’ai décroché, enfin, ce diplôme d’ingénieur qui me tenait tant à cœur.

Mes cours aux Beaux-Arts se terminent. J’arrête la sculpture.

Je suis ceinture marron de judo, classé 35 au tennis.

Ouf, Les objectifs sont atteints. Pour moi, c’est la preuve que l’on peut encore s’en sortir malgré l’adversité.

Il reste encore mon identité à trouver »

 

 

« Etrange paradoxe, j’aurai donc besoin de solitude, alors que j’ai tout fait pour m’en sortir ».