Ghata

Le coup de cœur de ces derniers mois, rien que ça !

Je suis une mange-livre, mais celui-ci, je l’ai dévoré avec un petit pincement au cœur à chaque fois que je plongeais dans le passé d’Arsène.

Arsène, un jeune rwandais tutsi, survivant du génocide, vit en France ans une famille adoptive. Il est scolarisé, et de séances auprès d’un écrivain va réveillé ses souvenirs qui sont chez lui à fleur de peau. Une heure par semaine, un écrivain vient animer un atelier d’écriture. Le thème : apporter un objet témoin de l’histoire de votre famille, de votre passé.

Qu’apporter quand on ne garde de son ancienne vie qu’une valise qui vous a sauvé la vie ? Un objet qui va réveiller les blessures qu’Arsène garde enfouit sans jamais en parler, même à sa famille française. Il va devoir apprivoiser son angoisse de raconter, comme il va devoir apprivoiser sa nouvelle vie.

Enfin, en parallèle, on devine une blessure dans la vie de cette auteure, qui fait écho aux souffrances de ce jeune homme, et qui va les rapprocher, même si cet aspect là n’est pas clairement abordé. Il fait partie des blessures qu’on enfouit.

Une lecture qui m’a beaucoup touchée, et que je n’ai pas lâchée avant de l’avoir terminée.