Quand je serai grand je serai Nana mouskouri

Notez le futur employé dans le titre, « serai », le narrateur est sûr de lui !

Alors que dans les années 80, les jeunes écoutent Cure ou Mickaël Jackson, Milou connait par cœur le répertoire de cette grande voix grecque.  Cela me rappelle un souvenir de collège. J’avais déclaré écouter Edith Piaf ou Francis Cabrel, tandis que mes amis écoutaient Goldman ou Nirvana ! Instant de solitude.

Qui est Milou ?

Un jeune garçon qui se rêve à cheveux longs et à lunettes dans des robes pailletées.

Un jeune garçon qui préfère vive dans son monde à l’aide de son imagination.

 Un jeune garçon qui ne comprend pas pourquoi au collège il est le seul à recevoir des surnoms en –otte ou –ette.

 

Au-delà d’une admiration pour une vedette, c’est un roman sur la solitude, la différence, le rejet, tant que le personnage ne se sent pas en phase entre ce qu’il est et ce qu’il rêve d’être.

 

Notre Milou grandit, passe du collège au lycée, fait des études, et entre dans la vie professionnelle. Quelle place va désormais occuper Nana Mouskouri ? Un rêve doit-il vraiment se réaliser ? peut-on le quitter, peut-il nous quitter ?

Sur la première de couverture, il est bien écrit ‘’roman’’, donc je me suis lancée dans cette lecture comme on plonge dans une œuvre de fiction. Mais finalement, j’ai joué au Petit Poucet, en suivant les cailloux semés par l’auteur, tous les indices qui permettent de transformer le narrateur…en auteur.

Quand on a l’opération suivante Auteur=narrateur=personnage, on n’a pas à faire à un roman mais à une autobiographie. Mais il y a tant de variante…Autobiographie fictive ? romancée ?

C’est une question qu’il faudra poser à l’auteur en personne lors de la prochaine séance de dédicace, à la librairie du château de Brie-Comte-Robert !