La danse des vivants

 

Addictif. On s’attache à ce personnage, on voudrait ne pas le quitter, surtout que nous, lecteur, nous savons sur son identité des choses que lui-même ignore, ce qui le rend plus attachant.

Deux aspects sont intéressants ici.

Le cas individuel, celui d’un jeune homme amnésique (victime d’obusite, selon les médecins français), qui a passé avant l’armistice pour un simulateur avant d’être enrôlé pour un autre rôle au service de l’Etat. Alsacien, polyglotte sans passé.

L’Histoire, qui se fait sous nos yeux, la rencontre entre les Grands qui font et défont le monde et l’Europe, selon leurs intérêts. Clémenceau, Wilson, Loyd George, Orlando, entre armistice (1918) et traité de paix (Versailles, 1919). Ils vont avoir besoin d’hommes et d’oreilles en Allemagne.

Sur fond de grande Histoire va donc s’écrire un parcours individuel, celui d’un homme qui se cherche et qui se retrouve pris dans un destin qui le dépasse. On comprend alors sa décision finale…mais …chut !!!!

(Sans oublier une anecdote réelle, confirmée par un historien, …qui aurait peut-être pu changer le destin de l’Europe et du monde quelques décennies. Mais avec des si…)