Aveu de faiblesse

 

 

Ce livre me permet de découvrir un auteur que je ne connaissais pas, à travers son livre, Aveu de faiblesse.

Comment parler de ce titre sans trop en dire ? Il ne faut en effet surtout pas dévoiler les mécanismes qui mènent à la chute, sinon le lire n’aurait plus de raison d’être.

Nord de la France. Un jeune homme de 17 ans, mal dans sa peau, est accusé du meurtre d’un voisin. Il avoue. Tout se recoupe. Comment un jeune homme peut-il en arriver là ? Le l’’là’’, où vous entraine Frédéric Viguier, c’est dans un roman à la fois noir et social, à travers une écriture sans fioriture. Les faits sont là, froids, cruels, et mettent en lumière un drame de la solitude.  Pour savoir qui est vraiment Yann Gourlet, plongez-vous sans attendre dans ce roman qu’on ne lâche plus une fois qu’on l’a entre les mains.

 

Citations, pour se mettre dans l’ambiance :

« Je ne connais rien à l’ivresse, je ne connais que le mot. Je pense que c’est une invention qui rend la solitude insupportable, je n’ai jamais essayé, je suis pourtant seul, mais j’ai ma mère, et je pense que c’est un rempart à l’ivresse’’.

« - Et puis, tu veux que je te dise ? Cet arbre me rappelle trop de souvenirs…parce que c’est  sous un tilleul, figure-toi, dans le sud de la France, que j’ai embrassé ta mère pour la première fois.

J’ai été si content que mon père me parle, pour une fois, qu’il me raconte autre chose que ces histoires de femme qu’il me faudrait bien baiser un jour, que je lui ai répondu :

-          C’est un chouette souvenir

-          J’aurais dû tomber, me casser le cou, et remonter un peu plus haut. Ca m’aurait épargné bien des emmerdes. »