Compte-rendu de lecture,

le printemps silencieux

. Préface d’Al Gore.

« L’homme peut-il contrôler la nature ? De tout temps, il a essayé, prouvant ainsi son indécrottable prétention. »

Voici un livre très intéressant, qui a fait beaucoup de bruit à sa sortie en 1962. Rachel Carson est ce qu’on peut appeler aujourd’hui une lanceuse d’alerte. Elle met les pieds dans le plat pour dénoncer les catastrophes qui se produisent depuis l’utilisation massive des pesticides à grandes échelles. Les exemples cités sont donc datés pour nous aujourd’hui, mais tout ce qu’elle dit et décrit est toujours d’actualité. Des produits d’alors, actuellement interdits, se retrouvent toujours dans la nature, des cancers en rapport avec la manipulation de produits chimiques sont bien présents, mais toujours pas reconnus comme tels. D’autres produits ont aujourd’hui pris le relais, toujours aussi toxique, éliminant indifféremment les ‘’bons’’ comme les ‘’mauvais’’ insectes. Il n’y a qu’à voir la polémique de ces jours-ci (2e quinzaine de juin 2017) sur l’autorisation à plus grande échelles de produits chimiques pour les cultures, qui ont juste comme ‘’petit’’ inconvénient….de tuer les abeilles.

Alors que la preuve existe qu’il y a d’autres moyens à mettre en œuvre ! Et la nature a les moyens de lutter contre ces intrants. Peut-on penser la nature destinée à satisfaire le plaisir de l’homme ? Peut-on la contrôler ?

Non ! Mais cela montre bien la prétention des hommes.

Avec cet ouvrage, en plus de prendre connaissance d’une auteure et d’un titre, j’ai découvert une maison d’édition ‘’qui explore les relations entre les sociétés naturelles et les sociétés humaines’’. Je pense que son catalogue gagne à être exploré. La collection domaine sauvage rassemble les ouvrages fondateurs de la pensée écologique.