No home

 

Une mère commune, Maame, deux filles nées dans deux villages différents, Effia la beauté et Esi. Deux destins, deux lignées parallèles, du XVIIIes à la fin du XXes.

Les chapitres fonctionnent deux par deux et nous suivons ainsi alternativement l’histoire des personnages génération après génération. Tous les deux chapitres nous passons à la génération suivante.

Une branche, celle d’Esi, traverse l’Atlantique , subit l’esclavage puis la ségrégation.

L’autre reste sur la Gold Coast, de bonne souche, éduquée, métissée, subissant les hauts et les bas d’un pays marqué par la colonisation. C’est ’histoire des deux rives d’une même famille.

La présence de l’arbre généalogique est bien utile au début du roman. Nous pouvons ainsi nous y référer en cours de lecture pour suivre les familles sur les différentes générations. Sur deux siècles, on finit un peu par s’embrouiller sans cela.

Ce roman est une très belle fresque familiale et historique dans laquelle le destin des hommes est marqué par la cruauté de l’Histoire et des hommes qui la font.

Un petit inconvénient à mes yeux : très peu de date pour se situer dans l’histoire des Etats-Unis et de l’Afrique de l’ouest.

Citation :

«  Et dans mon village il y a un dicton sur les sœurs séparées. Elles sont comme une femme et son reflet, condamnées à rester sur les rives différentes de l’étang ».