dans la foret

 

Une claque. Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman comme celui-ci, qui m’a transporté et fait vibrer pour les deux jeunes héroïnes.

Ecrit il y a vingt ans, ce qui est décrit peut toujours se produire, puisque l’humanité n’a toujours pas pris suffisamment conscience  que nous vivons en équilibre instable sur notre planète. La nature reste la plus forte, et ce que la terre a à nous offrir n’est pas inépuisable.

Eva et Nell ont toujours vécu dans une maison dans les bois avec leurs parents, éloignée de la ville. Non scolarisées, elles apprenaient tout par elles-mêmes. Nell prépare l’entrée à Harvard, Eva postule pour devenir une danseuse classique. Des rêves auxquels se raccrocher.

Mais voilà. Il se produit quelque chose dans la civilisation, quelque chose de peu décrit par l’auteur qui laisse libre court à l’imagination du lecteur. Des décès nombreux dus à une recrudescence de maladies plus mortelles qu’avant. Les coupures électriques sont de plus en plus fréquentes, puis définitives. Il n’y a plus de carburant, plus d’internet et de téléphone, les magasins se vident, les rues deviennent déserte.

Que vont devenir Nell et Eva dans leur maison dans les bois ? Comment vont-elles cohabiter, elles au caractère et aux objectifs si différents ? Comment faire face et vivre ce retour à la nature ?

Il a de l’amour, de la violence, de la tension, de la vie.

Contrairement aux romans de science fiction post apocalyptiques, où l’on se dit que ces catastrophes ne sont pas pour tout de suite, là c’est très réaliste car les dérèglements sont plus sournois, presque anodins pour commencer. Les changements se font sur plusieurs mois, on semble ne pas y prêter beaucoup d’attention (enfin quoi, quelques minutes de courants en moins chaque jour, ce n’est pas grand-chose !), puis s’installent définitivement.