la tresse

 

Voici un roman dont j’avais beaucoup entendu parler  ces derniers mois, sans avoir encore pris la peine de le lire. Et voilà qu’une collègue me l’apporte sur un plateau. Belle lecture effectivement, une écriture simple, une lecture facile et rapide mais une belle histoire tressée et assemblée brin par brin. La métaphore filée est facile, mais l’auteur nous tend la perche !

En exergue, la définition d’une tresse. N.f. Assemblage de trois mèches, de trois brins entrelacés.

Trois brins de l’histoire.

Julia, en Sicile, fille d’artisan perruquier avec des cheveux naturels. Une tradition qui se perd.

Simita, jeune fille intouchable, soumise au diktat des castes pourtant officiellement abolies. ‘’Scavenger’’ ou ‘’extracteur’’ de mère en fille, devant vider à mains nues à longueur de journée les latrines des gens aisées. Smitta, qui ne veut pas que sa fille suive le même chemin qu’elle : elle devra aller à l’école.

Sarah, jeune avocate de renom au Canada, qui jongle entre son métier prenant et sa vie de mère de deux enfants. Dans ce monde de requin, aucune faiblesse n’est tolérée. Et quand une faille s’entrouvre, tous se précipitent pour la curée.

Alors, chacune de ces femmes va toucher le fond, avant de donner un bon coup de pied pour remonter à la surface, respirer à nouveau en même temps qu’une décision s’impose : faire entendre sa voie, être enfin soi-même, taper du poing sur la table, prendre enfin SA vie en main.

Trois femmes au destin qui se croise, chacune à un bout du monde. Trois femmes liées entre elles par les hasards de la vie, comme les trois brins d’une tresse.