Peter Wohlleben est forestier en Allemagne, et pendant longtemps il a entretenu les forêts à l’aide de coupe à blanc et d’engins forestiers lourds. La forêt devait produire du bois, elle était gérée comme une  entreprise. Dans ces cas-là, on ne voit les arbres qu’à travers leur valeur. Puis, petit à petit, le regard de cet homme sur les forêts en général et les arbres en particulier a changé. Il découvre que les arbres sont sensibles à la douleur, communiquent entre eux aussi bien par les airs que par leurs racines, il y a une entraide insoupçonnée en forêt. L’exploitation forestière doit alors s’adapter à cette nouvelle vision, à cette nouvelle perception de la vie des arbres.

Peter Wohlleben nous raconte son parcours, ses expériences, ses tâtonnements, ses avancées progressives. Il a un formidable talent de conteur qui nous permet sans mal de comprendre et de visualiser ce qu’il raconte. Si comme moi, vous aimez marcher en forêt, si vous prenez plaisir à les toucher du bout des doigts, à les sentir, les admirer en levant la tête et en vous perdant dans leurs cimes, alors ce livre est fait pour vous.

Après trois semaines d’abstinence de lecture malgré moi (c’est bien la première fois depuis des décennies que je perdais le goût de la lecture), c’est avec ce livre que j’ai repris, page à page, jusqu’à finir par le dévorer).