Une petite ville du sud des Etats-Unis dans laquelle riches blancs et pauvres blancs (Redneck) se côtoient. Cela fait une douzaine d’années que je grand frère d’Harriet Cleve Dufresne a été assassiné, retrouvé pendu à une branche d’arbre au fond de la cours. Autant de temps sans retrouver le coupable. Une mort qui plonge la mère dans une dépression profonde dont elle ne se sort pas, et qui pèse sur la sœur cadette. L’ombre du garçon plane. Pour comprendre, Harriet décide de reprendre l’enquête à zéro. Elle a la vengeance dans la peau, cette petite. Quelques propos de sa bonne vont la mettre sur une piste, et elle est prête à tout. Mais jusqu’où cela va-t-il la mener ?

Ce n’est pas pour autant un polar comme les autres. C’est l’argument pour Dona Tartt pour dresser un portrait social d’une région, d’une ville, d’une mentalité. C’est le tableau d’une certaine américaine où les blancs pauvres sont parfois aussi mal lotis ou mal considérés que les noirs. Une région, une ville où la chaleur écrasante impacte les esprits et les comportements.

Je ne peux pas vous en dire plus, ni vous donner mon avis sur la fin, car ce serait dévoiler obligatoirement des indices tant sur le fond que sur la forme. Et pourtant… Lorsque je suis arrivée à la dernière ligne, je me suis dit…Et non, ça non plus je ne peux pas vous le dire, cela dévoilerai trop de chose !