Soyons clair, quand j’aurais inscrit le dernier point au bas de cette chronique, je vais m’attirer les foudres des aficionados du beau brun ténébreux autour duquel tourne cette série.
Cette année, je participe au challenge de lecture Plumes féminines lancée par une lectrice sur babelio, et je me suis mise au défi de lire un livre pour chacun des trente items proposés, histoire de réduire un peu ma PAL. Alors que lire pour la rubrique ‘’le premier volume d’une série écrite par une auteure féminine ‘’ ? Je n’avais rien dans ma bibliothèque (sauf du déjà lu) quand je me suis souvenue de cette série qu’une copine m’avait donnée en epub avec ces mots ‘’tu verras, c’est le pied, ça détend’’.
Re-soyons clair, ce que j’ai vu, c’est que nous n’avons pas toujours la même notion de ‘’pied’’ en littérature.
Le pied, c’est quand j’ai lu juste avant, par exemple, La horde du Contre-vent de Damasio juste avant. Là, ce fut le kiff littéraire.
Mais ça, ce volume 1 !
Résumons :
Une jeune fille innocente et coincée débarque sur un campus pour démarrer ses études. Elle doit partager une chambre avec une fille délurée et ses potes. Et parmi ces potes, il y a Hardin. Tatoué, piercé, quasi alcoolique, baiseur, et un caractère !!!Lors d’une soirée à laquelle elle participe, les copains d’Hardin le mettent au défi d’épingler cette fille à son tableau de chasse et de leur apporter la preuve de son passage à l’acte. C’est le début d’une vie version étudiante US pour cette jeune ingénue qui va tomber amoureuse de celui qui, pour sa mère, est le symbole de la perversion.
Passé ce bref résumé, il y a quelques petites choses qui m’ont chiffonnées.
- Une jeune fille complètement innocente et étudiante en littérature
- Un beau brun ténébreux au corps de rêve, fils de bonne famille mais fracassé dans sa jeunesse
- Des secrets de famille que le susdit jeune homme ne parvient pas à digérer.
- Une histoire à proximité de Seattle et apparemment pour la suite se déroulant en grande partie dans cette ville vu les résumés que j’ai pu lire.
- Un stage de la jeune fille dans une maison d’édition
- Un jeune homme complètement dominant dans la relation de couple.
- Une jeune fille accro au manipulateur fracassé qui tente sans succès de se reprendre pour les beaux yeux (et le reste) de celle dont il ose enfin avouer qu’il l’aime. ..
Si on ne m’avait pas dit que le livre s’appelait After, je me serais cru dans cinquante nuances de Grey. A tel point que je suis allée regarder lequel était sorti le premier…et à quelques mois près il semblerait qu’After ait plus d’antériorité.
Passons au style : c’est plat, cela ne vole pas bien haut, et j’ai eu la sensation que de nombreuses citations sont reprises avec quelques variantes, sous une forme ou sous une autre.
Je ne perdrais pas mon temps à lire les autres, je crois avoir compris le mécanisme de la série : à chaque tome une grosse embrouille merdique, à chaque fois cela doit osciller entre t=rupture définitive et réconciliation sur l’oreiller jusqu’à la résolution finale.
Je m’arrête là, je sens que ce compte-rendu m’énerve autant que le roman.