le silence et la fureur

Une île isolée dans un lac canadien appelé Lost Lake, pour un hui-clos, cela s’annonce prometteur.

Une grande maison isolée, un homme seul traumatisée par une tragédie survenue dix ans plus tôt, une employée qui traverse tous les jours la baie en bateau pour satisfaire son employeur plein de TOC qui régissent désormais sa vie. Comment sortir cet homme de son isolement  et lui redonner goût à la vie et au piano ? Depuis dix, il ne supporte plus d’entendre, de jouer et même de se représenter la musique, lui, Max King, le pianiste virtuose. Les migraines semblables à des perceuses dans la tête le rendent alors fou de douleur.

Une solution peut-elle être envisagée ? Pourquoi ne pas faire revenir son fils pour provoquer un électrochoc ? Mais où cela peut-il le mener ?

Dans un premier temps, j’ai trouvé que l’histoire, pour un thriller, manquait un peu de tension. Mais au final, une fois que les relations entre les personnes se mettent en place, on suit les indices que les auteurs promènent sous notre nez, on se dit que ça ne peut pas être ça, que c’est trop flagrant, mais que peut-être…

La folie des personnages se déploie, on comprend petit à petit qu’il n’y a pas que Max qui est perturbé par ce qui s’est passé. La folie, les éléments qui se déchainent, une île isolée, le moteur du bateau qui lâche (comme par hasard), tous les éléments sont là pour que la tension monte et que le drame se noue.

Tout finit par s’imbriquer, par prendre forme, pour aboutir à  la surprise finale qui m’a prise de court. Je pense avoir eu des raisons de soupçonner tous les principaux personnages, sauf celui-là. Et c’est vrai, qu’en  repensant...

Une fois le roman terminé, j’ai eu bien du mal à m’endormir. J’ai ruminé les relations entre les personnages, les actions qui ont été menées, la folie, la monstruosité menée à son terme par un esprit bouleversé pour que Max rejoue et que l’ile revive.

Si on ouvre le livre et que l’on se penche uniquement sur les dernières lignes, on pourrait penser à une renaissance, un happy end…mais quand on repense à ce qui s’est passé pour en arriver là...