love in a fallen city

Une jolie découverte pour ce livre prêté par une amie. Cet ouvrage est constitué d’un court roman de 108 pages, Love in a fallen City, et d’une nouvelle de 50 pages, Ah Hsio est triste en automne, l’étude aux fleurs d’amarante.

Love in a fallen City :

Shanghai, 1941. Une famille traditionnelle (plusieurs générations, frères, sœurs, belles-sœurs, beaux-frères, neveux, nièces) sous le même toit. Une seule idée occupe l’esprit de la douairière, marier les deux plus jeunes sœurs encore célibataires. Cela devient urgent. La marieuse recherche le candidat idéal. Alors, remarier Pai Lio-Su, jeune divorcée de 28 ans revenu au bercail est bien le cadet de ses soucis. Le divorce ? Une modernité qui ne devrait pas être et qui apporte bien des ennuis aux familles de ces femmes, poisse et déshonneur.

Alors, quand le prétendant choisi pour la fille n°7 est attirée par la divorcée, rien ne va plus et celle-ci doit fuir Shanghai pour Hong Kong.

Dans la Chine des années 40, chacun, et surtout chacune doit rester à sa place selon son rang et sa condition. Ces personnages sont cloisonnés dans leur rôle social et ne doivent pas en déroger. Ces portraits de personnages sont aussi des tableaux de la société.

Ah Siao est triste en automne :

Tinh Ah Siao est la domestique d’un étranger célibataire, avare et séducteur. C’est à travers son regard qu’on vivre cet homme et les femmes qui gravitent autour. C’est aussi une analyse de la vie des amah chinoises. Ah Siao a un fils et un concubin. Il y a peu d’argent, la vie est rude et on décrit la vie de ces femmes venue de la campagne pour travailler à la ville, campagne ou elles doivent retourner une fois que leur famille leur aura trouver un mari…Cette nouvelle dresse un tableau des conditions sociales de ces femmes, la richesse des employeurs étrangers, la pauvreté, le mariage, le regard de l’autre…

 

J’ai apprécié la découverte de cette auteure née en Chine ( 1920), puis exilée aux Etats-Unis ( 1955) où elle meure en 1995. Elle est l’observatrice des traditions chinoises, baignée par le vent de la modernité dans laquelle elle vit.