et nietzsche a pleuré

 

« L’histoire est un roman qui a été, le roman est de l’histoire qui aurait pu être. »

Mais qu’en est-il de la part du vrai et de la fiction dans ce roman consacré à Nietzsche, dont j’ignorais tout de la vie ?

Car tout est tellement bien ficelé, l’historique comme la fiction, les personnages ‘’vrais’’ et les autres.  C’est pourquoi je commence toujours la lecture par le paratexte (préface, postface et remerciements). Ne négligez jamais ces éléments pour comprendre l’écriture et la genèse d’un roman.

 

1882. Une très belle jeune femme de vingt et un ans d’origine russe, Lou Salomé, cherche à consulter le célèbre Dr Breuer pour qu’il prenne en charge un philosophe encore inconnu du grand public, Friedrich Nietzsche. Mais celui ne doit pas être au courant de la démarche de la jeune femme.

La beauté de Lou Salomé, sa volonté, sa force de persuasion et le mystère autour de son intervention incitent le Dr a prendre ce patients aux maux multiples et douloureux. Pour le traiter, il ne voit qu’un moyen, une méthode qu’il a expérimentée quelques années plus tôt, la thérapie par la parole.

Freud est encore un jeune homme de vingt sept ans, travaillant à l’hôpital de Vienne, mais il est déjà très intéressé par ces pratiques médicales agissant sur l’inconscient. A cette date, il n’est pas encore le thérapeute qui a laissé son empreinte dans la psychanalyse. Cependant, le Dr Breuer le connait bien, il est son mentor. Et à vingt ans près, Nietzsche aurait pu le rencontrer.

Revenons au Dr Breuer et à Nietzsche. Comment faire parler un homme qui refuse de se confier ? Un nouveau subterfuge est mis sur pied, un rapport particulier ce tisse entre ces deux-là. Vous allez alors assister à de riches échanges entre ces deux esprits et à la mise en forme de la pensée nietzschéenne. A cette date, Zarathoustra est encore en gestation et les pensées sont en cours d’élaboration.