le train d'erlingen

Nous sommes à Erlingen, une petite ville allemande, une communauté repliée sur elle-même, symbolisant dans son fonctionnement ce qui pourrait se passer au niveau national.

Ute, dame âgée, riche héritière d’un empire économique mondial, observe avec un certain recul ce qui est en train de se produire, l’invasion, l’encerclement par un envahisseur non nommé, pas encore vu (quoi que), inqualifiable. Il guette, surveille, oppresse. La cité doit être évacuée par train, et ce qui se décide à ce sujet n’est pas sans rappeler de sombres heures de l’histoire. Ute écrit à sa fille Hanna, vivant à Londres. Les lettres ne partent pas et seront trouvées par Hannah à la fin des événements.

France, cité de la région parisienne. Elisabeth Potier vient de décéder quelques temps après une violente agression dans le RER, après une manifestation anti islamiste. Nous sommes peu de temps après l’attaque du Bataclan. Cette retraitée de l’éducation nationale devenu préceptrice d’une fillette allemande de bonne famille se réveille de son coma dans la peau d’une autre.

 

Quel lien établir entre ces deux histoires ? la structure du roman m’a d’abord déconcertée. Elle m’a amené à m’interroger et m’interroge toujours. Je me demande si je suis passée à côté de quelque chose.

Que symbolise la renaissance dans cette autre identité ? Est-ce que cela relève d’une métamorphose de l’esprit ? De quoi veut-elle se protéger ? J’aimerais creuser davantage ici ma réflexion, mais je crains que cela ne spoile un peu trop la seconde partie du roman.

« Quand avons-nous cessé d’être intelligents, ou simplement attentifs ? »

« Si les écologistes du monde entier se retiraient comme lui [Thoreau] dans des ermitages naturels pour y vivre de leurs potagers et de leurs nobles pensées, le problème de la santé de la planète prendrait une autre tournure, on cesserait de parler des écologistes et de leurs états d’âme pour enfin parler d’écologie et de saine philosophie »

« Croire, c’est accepter de se laisser abuser »