Une vie pleine

En période de crise, les gens retournent à la terre. Kristin Kimball est-elle en crise ? Journaliste touristique, pigiste, la trentaine, urbaine en talons aiguilles, volontiers noctambule, rien ne semblait la prédisposer à un retour à la terre aussi radical. Rien, sauf l’interview d’un agriculteur du fin fond de la Pennsylvanie.

Alors, du jour au lendemain, elle plaque tout pour le suivre lorsque se présente l’occasion. Démarrer à zéro dans une ferme où rien n’a été fait depuis des décennies. Mais surtout choisir une orientation particulière : une agriculture de proximité, le retour au localisme, avec la volonté de proposer tout le frais nécessaire, pour ne pas avoir à aller faire ses courses au supermarché le plus proche.

Et quand on part de rien, à deux, le travail est titanesque, surtout lorsque les moyens financiers sont réduits et qu’on fait le choix du manuel et de l’équipage tracté par les chevaux.  

Sept ans après l’installation, Kristin se décide à partager son expérience de retour à la terre. Vous allez alors lire ses coups de cœur, les envolées d’optimisme, les découragements, le moral qui fait du yoyo selon les aléas de la vie et du climat.

Je suis entrée avec méfiance dans ce livre, pour finalement me laisser porter par ce témoignage, sa naïveté, son enthousiasme, ses réflexions.