Nadia Coste, Rhizome, Seuil, 349 pages

 

Voici

rhizome

un livre que j’ai découvert avec plaisir grâce à une masse critique jeunesse, et que mon compagnon est en train de lire, lui qui ne lit habituellement pas du tout.

2081. La terre est tellement polluée que les hommes ne pourraient pas vivre sans les plantes qui purifient l’air à grande échelle.

En dehors des grandes tours d’immeubles (Plus de 750 m, constituées comme des villes, avec ses dirigeants, plus on vit haut, meilleur est le standing), l’air est pollué. En dehors, les personnes extérieures cultivent ce qui sert à nourrir les habitants de ces immeubles, mais l’espérance de vie est réduite.

Mais les plantes cherchent parfois à s’étendre en dehors des zones dans lesquelles elles sont parquées. Le professeur Bergeret est payé pour trouver la solution.

Jaro Khoïsan est l’un des chercheurs qui accompagne le professeur. Les plantes de l’extérieur, il les voit, les analyse et cherche à comprendre leur développement et leur évolution. Et c’est justement pendant l’une de ses excursions en extérieur qu’il inhale par mégarde les spores de l’une d’entre elle.

Ces plantes, comment communiquent-elles entre elles ? Comment entrent-elles en communication avec l’espèce humaine ? Comment ont-elles évolué ?

Jaro va se retrouver malgré lui porte-parole des plantes auprès des autorités, ces plantes qui ont si peur de ce que les hommes peuvent leur faire. Mais ce messager va se retrouver confronté à la société dans laquelle il vit, ce monde ultra moderne, rempli de capteurs et de détecteurs, dans laquelle sa liberté s’arrête…là où commence celle des dirigeants et leur inconscience… Car en 2081 comme en 2018, c’est l’argent et les grands groupes aux intérêts multinationaux qui régissent le monde et l’homme, pourtant conscient de la difficulté de son avenir, ne peut pas s’empêcher de faire le mal en voulant dompter la nature. Une première catastrophe écologique n’aura donc pas suffi ?