amok

 

Un petit retour dans l’univers de Stephen Zweig, dont je n’avais pas ouvert un livre depuis longtemps. L’amok désigne une sorte de folie meurtrière malaise. Et la folie, vous allez la vivre et en être témoin au côté du narrateur.

Celui-ci arrive au port de Naples après avoir embarqué en Inde. Sur le bateau, c’est un melting pot social, une promiscuité qu’il a beaucoup de mal à supporter. Alors, il lui reste une solution : sortir la nuit et dormir le jour dans la moiteur étouffante de la cabine.

La nuit, sur le pont, il est seul. Ou du moins le croit-il un certain temps. Jusqu’à apercevoir le rougeoiement d’une cigarette. Un homme est là, dans un coin, avec une bouteille et un verre. Un homme qui veut se confier, mais le narrateur le fuit.

Le lendemain, à la même heure, il ne peut s’empêcher de revenir, comme aimanté. L’homme est là, qui l’attend. Un nouveau récit s’ouvre, trois heures durant. Le récit d’un amour soudain et violent. Le récit d’une folie qui ne peut guérir, d’une fuite de cet amour et de cette folie. Un récit triangulaire, dans lequel le premier narrateur (le voyageur qui cherchait à quitter l’Inde) s’efface pour laisser la place au narrateur 2 et la femme.