14 octobre 2016

Erik Orsenna, Mali ô Mali, livre de poche.

La truculence, la verve, le bagout, madame Ba Marguerite est de retour ! Nous avions fait sa connaissance, il y a maintenant une dizaine d’années. Elle sa battait avec le formulaire de demande de visa de l’administration française. Chaque ligne était pour elle l’occasion de pester contre la sécheresse administrative et de là, partir sur les traces de sa famille, de sa culture, de son identité de femme africaine haute en couleur. Elle l’a eu, son visa, preuve à l’appui avec le courrier de Jacques Chirac reproduit au début de ce... [Lire la suite]
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10 octobre 2016

Sandor Marai, Les Braises, livre de poche, (Albin Michel). 218 pages

  Lorsqu’un livre vous ouvre grand ses pages dès les premières lignes et que l’on plonge dans une époque, au milieu de personnages et de vies fortes, quand dès les premières pages on s’échappe dans un autre pays, une autre époque, on se dit que ce livre nous promet de bons moments de lecture. Et Les Braises de Sandor Marai a tenu toutes ses promesses. En compagnie du vieux général, nous remontons quarante et un ans et quarante trois jours en arrière. Qu’a-t-il bien pu se passer à cette époque entre le fils de l’officier de la... [Lire la suite]
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16 septembre 2016

Gaël Faye, Petit Pays, Grasset, 216 pages

  Voici un premier roman d’un artiste multifacette qui mérite bien son prix (Fnac 2016). Gaby vit au Burundi, entre un père français et une mère rwandaise. Au début du roman, chacun est rwandais, burundais, ou zaïrois. Gaby est tenu par son père à l’écart de l’actualité politique et des soubresauts de l’histoire. Mais on sent les tensions latentes, de plus en plus vives. La perception de la population change. Ce n’est plus la nationalité qui est prise en compte, mais l’ethnie. Gaby prend alors conscience qu’il... [Lire la suite]
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12 septembre 2016

David Lelait-Hélo, Poussière d'homme, Pocket, 127 pages.

David Lelait-Helo doit venir dans quelques semaines en dédicace dans la librairie que je fréquente assidument. Je ne le connaissais pas. Mon libraire m'a alors conseillé Poussière d'homme. Je l'ai lu d'une traite en une soirée, avec les yeux qui clignotent. Probablement une poussière dans l'oeil. Le kleenex fut indispensable. Poussière d'homme est un magnifique roman d'amour autobiographique, hommage à l'être aimé trop tôt disparu, emporté par la maladie. Cela a fait écho en moi, m'a oppressé, m'a bouleversé. Pour avoir été... [Lire la suite]
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08 septembre 2016

Yasmine Ghata, J’ai longtemps eu peur de la nuit, Robert Laffont, 2016, 156 p

    Le coup de cœur de ces derniers mois, rien que ça ! Je suis une mange-livre, mais celui-ci, je l’ai dévoré avec un petit pincement au cœur à chaque fois que je plongeais dans le passé d’Arsène. Arsène, un jeune rwandais tutsi, survivant du génocide, vit en France ans une famille adoptive. Il est scolarisé, et de séances auprès d’un écrivain va réveillé ses souvenirs qui sont chez lui à fleur de peau. Une heure par semaine, un écrivain vient animer un atelier d’écriture. Le thème : apporter un objet témoin... [Lire la suite]
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26 août 2016

Peter May, Les disparus du phare, Rouergue noir, 315 pages.

  Une nouvelle histoire qui se déroule sur la trouble ile de Lewis, mais qui n’a rien à voir avec la trilogie écossaise du même auteur (rappel : L’île des chasseurs d’oiseaux, L’homme de Lewis et Le braconnier du lac perdu, que je ne peux que vous recommander !) Mais qui peut bien être cet homme qui reprend conscience, échoué, avec un gilet de sauvetage, sur une plage balayée par les vents ?Sa voisine lui donne un nom, le reconduit chez lui, il a donc bien une adresse. Son chien le reconnait, lui fait la fête,... [Lire la suite]
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12 août 2016

Bergsveinn Birgisson, Lettre à Helga, point, 2015, 125p.

Merveilleuse lettre d’amour d’un vieil homme à une femme qu’il a passionnément aimé à une époque de sa vie, et qu’il n’a jamais pu se résoudre à oublier. Helga est le fil conducteur, le destinataire de cette lettre, mais n’occupe pas pour autant le centre du roman. Son auteur non plus, d’ailleurs,  curieusement, non, c’est l’Islande rurale, , rude, qui forge les hommes, leur caractère, leur vie, leur mort. C’est pour cette Islande puissante et majestueuse qu’il est ‘’celui qui n’est pas parti, celui qui a préféré croupir dans... [Lire la suite]
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08 août 2016

Alain Baraton, L'amour au jardin, livre de poche, 158 pages.

Livre érudit autant que savoureux puisqu’il parle d’amour et de sexe. Alain Baraton le dit lui-même, « Voilà de quoi apaiser mes inquiétudes, je suis un homme heureux et décomplexé car, si je vois du sexe partout, c’est qu’il est partout, j’en suis persuadé ». Cela me rassure, je ne suis donc pas obsédée,  mes observations nombreuses et multiples de mon jardin vont dans ce sens. Les jardiniers seraient-ils fort porter sur la Chose ? Si Saint Fiacre est le saint patron des jardiniers, c’est tout de même Priape... [Lire la suite]
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02 août 2016

Tracy Chevalier, A l'orée du verger, Editions de la Table Ronde, 320 pages, 2016.

1838. Une famille tente de faire pousser des pommes dans l’Ohio. Le climat et les sols sont ingrats. Les fièvres déciment la famille. L’alcool brise les liens. Dure vie de labeur et de mort. Un drame. Le jeune fils prend la route. Vers l’ouest. Fuir. Jusqu’à la mer parce qu’il ne peut pas aller au-delà, ne sachant pas nager. Il exerce de multiples petits boulots, et rencontre quelques personnes qui lui mettent le pied à l’étrier. Quelques femmes et un homme auxquels se raccrocher, pour une nouvelle vie ? Un fil conducteur, la... [Lire la suite]
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08 juillet 2016

Sorj Chalandon, La légende de nos pères, Grasset, 253 p.

« A l’enterrement de mon père, il y avait neuf personnes et trois drapeaux » (incipit).  Il ne l’a pas questionné de son vivant, il savait peu de choses. Parce que ces hommes de l’ombre ne sont pas causant. Il ne lui reste plus qu’à construire la légende de son père. Comment ? En entrant en biographie. Le narrateur devient biographe familial. Les familles voulant laisser un témoignage, une postérité, une trace venait lui raconter leur vie ou un épisode, et lui mettait en forme, embellissait le texte, le rendait... [Lire la suite]
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