14 décembre 2016

Régis Jauffret, Cannibales, Seuil, 186p, 2016

Cannibales est un roman épistolaire. Ce n’est pas très fréquent et assembler une correspondance pour en faire un roman relève d’un exercice de style parfois périlleux. Et pour moi, cet exercice là n’est pas une réussite. Noémie, jeune femme de 25 ans, écrit une première lettre à la mère de l’homme qu’elle vient de quitter. Comme cet homme était bien plus âgé qu’elle, l’écart d’âge entre les deux femmes est conséquent. La deuxième lettre est la réponse de Jeanne, et là, pour moi, ce fit le hic. Que chacune de ces femmes ait du... [Lire la suite]

12 décembre 2016

Anne Luthaud, Comme un mensonge, Verticales, 2009, 129 p.

  Une pièce secrète et interdite au centre d’une maison sur mesure. Un homme bizarre qui attire les jeunes femmes Une symbolique des couleurs et des caractères Des clés Cela ne vous rappelle rien ? Voici une réécriture version policière, oserais-je dire, bien que ce ne soit pas ce qui domine, d’un célèbre conte de Perrault. Des points communs, des différences, une libre adaptation qui manque de peps, ce qui a abouti à une lecture plutôt laborieuse, avec une intrigue un peu fouillis à mon goût. Pas vraiment une... [Lire la suite]
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10 décembre 2016

Anne Perry, L’étrangleur de Cater Street, 10/18

Ce livre nous présente la première rencontre du couple Thomas et Charlotte Pitt. Même si l’enquête me semble un peu faible, le côté sociologique est intéressant. Charlotte est une jeune fille en avance sur son temps, voulant être au courant de ce qui se passe dans la société, ce qui ne se fait pas pour une jeune fille de bonne famille. La place de la femme dans la société victorienne doit répondre à certains codes et les enfreindre  est s’attirer les foudres des biens pensants. Mais Charlotte n’est pas à sa près, pour obtenir... [Lire la suite]
08 décembre 2016

Silverberg Robert, Traverser la ville, Edition Le passager clandestin, collection dyschronique, septembre 2016, 80 pages

Merci à Babelio et aux éditions du Passager clandestin (joli nom pour une maison d’édition, pour un voyage dans l’imaginaire). L’embarquement en science fiction est immédiat. Une cité-monde, un monde organisé par un programme informatique qui régit tout : le ramassage des déchets, le ravitaillement, les policiers robots. ..Mais lorsque le programme est dérobé, que peut-il se passer ? Quand l’homme dépend d’un programme pour tous les éléments de sa vie, que peut-il devenir ? Un livre des années soixante-dix,... [Lire la suite]
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06 décembre 2016

SPONGE CAKE

                                                        SPONGE CAKE   Voici une recette de sponge cake et une variante. La première se fait avec des mesures précises, la seconde avec des mesures en cuillères à café, plus rapide lorsqu’on ne veut pas sortir... [Lire la suite]
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02 décembre 2016

Elie Wiesel, Mémoires, tome 1 : Tous les fleuves vont à la mer, seuil, 556 pages, 1994.

Depuis Sighet en Roumanie, le chemin de vie d’Elie Wiesel est mouvementé. Interné à Auschwitz puis Buchenwald, il est libéré par les troupes américaines en 1945. Comment se reconstruire, adolescent,  lorsqu’on a perdu une partie de sa famille ? Comment vivre avec ce qu’il a vu et vécu ? Elie Wiesel va donc passer 10 ans en France à se reconstruire, à réfléchir, à faire des études de religion et de français, avant de s’engager. Dans un monde en ébullition constante qu’il suit attentivement, un événement l’intéresse... [Lire la suite]
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30 novembre 2016

David Lelait-Helo, Sur l’épaule de la nuit, Pocket, 2013

Une citation de Zweig est en exergue de ce roman de David Lelait-Hélo intitulé Sur l’épaule de la nuit, mais que j’aurai bien vu s’appeler Vingt quatre heure dans la vie d’une femme. Vingt quatre heure de bonheur, vingt quatre heures qui constituent un tournant après lequel rien ne pourra plus jamais être pareil, jusqu’à la compréhension de l’événement. Mais comment le savons-nous ? La narratrice est une vieille dame aux cheveux de neige, au corps noué comme l’écorce nue, elle est une vieille, une vieille d’âme à l’âge à... [Lire la suite]
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28 novembre 2016

Antoine Rault, La danse des vivants, Albin Michel, 496 pages.

  Addictif. On s’attache à ce personnage, on voudrait ne pas le quitter, surtout que nous, lecteur, nous savons sur son identité des choses que lui-même ignore, ce qui le rend plus attachant. Deux aspects sont intéressants ici. Le cas individuel, celui d’un jeune homme amnésique (victime d’obusite, selon les médecins français), qui a passé avant l’armistice pour un simulateur avant d’être enrôlé pour un autre rôle au service de l’Etat. Alsacien, polyglotte sans passé. L’Histoire, qui se fait sous nos yeux, la rencontre... [Lire la suite]
26 novembre 2016

Antoine Bellon Ada, Gallimard, 368 pages

  Lecteurs, indignez-vous ! On vous trompe depuis des années ! Vous croyez lire des livres écrits par des hommes et des femmes passionnés ? Alors, comment expliquez-vous la prolifération des livres aux rentées littéraires ? Comment une telle érudition du précédent Goncourt était-elle possible ? Vous ne comprenez pas ? Mais parce que ce sont des intelligences artificielles qui font le travail ! Ecrire des livres selon le genre,  et le public souhaité, des articles de presse dramatiques... [Lire la suite]
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24 novembre 2016

Tonino Benaquista, Romanesque, Gallimard, 240 pages.

  Les mariés malgré eux, création théatrale du début du XIXe siècle (si on tient compte de la vir du vrai Charles Knight) est toujours joué au XXes au Chicago Theater. Les amants en fuite ne peuvent pas ne pas s’arrêter pour la voir, interrompant leur cabale vers le Canada. En cavale, mais que leur reproche-t-on ? Cela dépend en fait jusqu’à quand on remonte dans le temps. Le temps : une donnée clé dans ce roman, qui nous plonge au cœur du Moyen-âge. Un braconnier et une glaneuse s’aiment d’un amour inconditionnel.... [Lire la suite]