14 février 2017

Leila Slimani, Chanson douce, 240 pages, Gallimard

  L’emprise. Tel pourrait être l’autre nom de ce  roman construit sur une marche arrière. Le roman s’ouvre sur le drame, on en connait l’auteur, il n’y a pas donc pas de suspense de ce côté-là. A partir de ce fait atroce, nous remontons le temps de l’arrivée de Louise jusqu’à l’événement. Une mère au foyer, Myriame, décide de reprendre le travail, et  avec son mari, elle cherche une nounou pour garder les enfants. Qui est cette Louise, cette nounou hors norme, perle irremplaçable ? Qui est cette famille qui se... [Lire la suite]
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28 novembre 2016

Antoine Rault, La danse des vivants, Albin Michel, 496 pages.

  Addictif. On s’attache à ce personnage, on voudrait ne pas le quitter, surtout que nous, lecteur, nous savons sur son identité des choses que lui-même ignore, ce qui le rend plus attachant. Deux aspects sont intéressants ici. Le cas individuel, celui d’un jeune homme amnésique (victime d’obusite, selon les médecins français), qui a passé avant l’armistice pour un simulateur avant d’être enrôlé pour un autre rôle au service de l’Etat. Alsacien, polyglotte sans passé. L’Histoire, qui se fait sous nos yeux, la rencontre... [Lire la suite]
26 novembre 2016

Antoine Bellon Ada, Gallimard, 368 pages

  Lecteurs, indignez-vous ! On vous trompe depuis des années ! Vous croyez lire des livres écrits par des hommes et des femmes passionnés ? Alors, comment expliquez-vous la prolifération des livres aux rentées littéraires ? Comment une telle érudition du précédent Goncourt était-elle possible ? Vous ne comprenez pas ? Mais parce que ce sont des intelligences artificielles qui font le travail ! Ecrire des livres selon le genre,  et le public souhaité, des articles de presse dramatiques... [Lire la suite]
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30 octobre 2016

Sara Novic, La jeune fille et la guerre, Fayard littérature étrangère, 2016, 315 pages

  Traduit de l’anglais (EU) par Tom Todd.   Zaghreb, Yougoslavie. La petite Ana va chercher des cigarettes pour Petar, un ami de la famille. Pour la première fois, le buraliste demande : ‘’  « Tu veux des cigarettes serbes ou croates ? ». la façon dont il avait prononcé les mots serbes et croates n’était pas naturelle’’. La guerre venait d’entrer dans la vie d’Ana et de ses proches. Bientôt commence les raids aériens, les contrôles d’identité, les massacres. Rahella, la petite sœur... [Lire la suite]
18 octobre 2016

Négar Djavadi, Désorientale, Liana Lévi, 352 pages.

Voici une belle découverte et une belle lecture. Ce livre me faisait de l’œil depuis un moment, et je me suis lancée avec plaisir. Kimia est une jeune femme vivant à Paris. Lors de son rendez-vous à l’hôpital Cochin pour une PMA, l’attente est longue, et elle est seule. Alors, pour tuer le temps, elle se plonge dans ses souvenirs. Kimia se remémore. Son enfance, sa famille, Darius, son père, Sara, sa mère, Leili et Mina ses sœurs, et ses oncles numérités de 1 à 6. Toute sa famille et sa vie jusqu’à ses onze ans en Iran avec des... [Lire la suite]
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30 septembre 2016

Yasmina Khadra, Dieu n’habite pas la Havane, Julliard ,312 pages.

« Je m’appelle Juan del Monte Jonava, et j’ai cinquante neuf ans. Dans le métier, on me nomme ‘’Don Fuego’’  parce que je mets le feu dans les cabarets où je me produits ». Ainsi se présente le narrateur dans le premier chapitre. Don Fuego sera le fil conducteur, au travers duquel Yasmina Khadra va peindre un tableau de Cuba à l’heure où la Révolution s’essouffle, quand le capitalisme commence à arriver. Un chanteur de cabaret, la soixantaine, avec une certaine notoriété,  défaut d’une gloire certaine. Le... [Lire la suite]
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26 septembre 2016

Jean-Baptiste Del Amo, Règne animal, Gallimard, 432 pages, RL 2016.

Bon, et bien, voilà. Ce livre est terminé après quelques jours de douloureuse lecture. Je ne comptais pas l’abandonner, non, ce n’est pas un livre qu’on abandonne ; Mais je ne sais qu’en penser. C’est un livre pour lequel je ne peux pas dire j’aime ou je n’aime pas. Je n’aime pas ce qui est montré dedans car cela réfléchit une image du monde des hommes qui dérange.  Je n’aime pas son contenu cru, violent, malsain. Mais rien à dire sur l’écriture qui porte le lecteur jusqu’au bout de ce livre et qui l’aide à surmonter son... [Lire la suite]
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22 septembre 2016

Niels Labuzan, Cartographie de l’oubli, Jean-Claude Lattès, 516 pages, RL 516 pages.

  « ça n’a pas commencé en 1933, c’est ce que je sais », comprend le narrateur, de père allemand et de mère namibienne. Le jeune homme qui parle ainsi est arrivé sur les lieux le premier à Okahandja, pour la commémoration du centenaire, en présence de l’ambassadeur. « Tu, caché, enterré, il explose aux yeux de tous ». Quoi ? Le génocide, enfin reconnu, de la population Herero. Et c’est ce qui intéresse notre narrateur, sur les traces de son passé de métis, de ses racines namibiennes. Qui était sa... [Lire la suite]
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20 septembre 2016

Imbolo Mbue, Voici Venir les rêveurs, Belfond, 2016

  Ah,  l’Amérique, les Etats-unis, une destination qui fait rêver bien des migrants de toutes origines ! Jenda Jonga en a rêvé, il l’a fait. Il y est allé, il a fait venir sa femme, son fils. Habiter un logement délabré dans Harlem mais avoir un bon travail, de quoi payer les études de sa femme Neni qui veut devenir pharmacienne. Mais Jende a menti pour avoir son poste. Il est sans papier. Il doit vivre sans faire de remous. Mais les remous vont venir à lui à travers la crise des subprimes qui est en train... [Lire la suite]
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10 septembre 2016

Alain Mabanckou, Le monde est mon langage, Grasset, 320 pages

Alain Mabanckou est un écrivain monde qui jongle entre romans, essais, autobiographies, toujours avec une langue riche et colorée adaptée à la nature de ses écrits. Comment définir Le monde est mon langage , son dernier titre ? Un essai ? Pourquoi pas, puisqu’il s’agit d’une réflexion sur les auteurs qui ont contribuer à construire ce qu’il est. Une autobiographie ? Pourquoi pas, une autobiographie curieuse à travers les autres, qui dresse un portrait de l’auteur à travers ce qu’il lit,  l’ analyses ... [Lire la suite]