Une nuit Markovitch

 

Année 1939. Palestine. Un réseau met un place un moyen pour sauver des jeunes femmes allemandes juives. Des jeunes hommes juifs célibataires sont envoyés par bateau en Allemagne pour épouser sitôt arrivés ces demoiselles, et les ramener au pays. Dès leur retour, le divorce est prononcé, elles peuvent démarrer une nouvelle vie.

Parmi ces jeunes hommes, Zeev Feinberg, à la séduisante moustache, aventureux, fuyant un mari jaloux, et son fidèle ami, Yacoov Markovitch, au physique passe-partout et que personne ne remarque.

Deux hommes que tout oppose, leur physique et leur comportement. Zeev, amoureux de Sonia, divorce sans souci pour se consacrer à la femme qu’il aime. Mais Markovitch, qui a enfin trouvé une femme sublime qui attire tous les regards……La situation devient plus qu’embarrassante ! 

Le livre se lance alors  dans une grande fresque de la vie quotidienne dans ce village d’Israel, sur fond de tensions politiques liées à la naissance de l’Etat d’Israël On en  suit  l’évolution  par la place occupée par Sonia, et par le comportement des enfants, Aïr, Zvit et Naama, qui veulent vivre ce qu’ont vécu leurs parents, alors qu’il n’y a plus de combat à mener sur place. L’âge des enfants permet de situer approximativement les années de fin de l’histoire, tandis que la quatrième de couverture ouvre avec l’année de début, 1939.  Quelles conséquences l’aventure des enfants aura-t-elle  sur les principaux protagonistes du roman, les adultes  de l’histoire ?

Roman d’aventure , roman d’une famille, roman d’un couple, d’un bras de fer,  né grâce à un contexte historique particulier, laissez-vous emporter entre Allemagne et Israêl, pour suivre Bella, Markovitch, Sonia et Zeev.  L’écriture est vive, enlevée, aussi bien que grave lorsque la situation le demande. Elle vous portera sur une vingtaine d’année au rythme de l’évolution des personnages.

Citations :

«  Mais cependant, revenir en Europe, c’est comme coucher avec sa première maitresse. Tu accours, explosant d’enthousiasme et de nostalgie, incapable de reconnaitre que cette femme n’existe plus. »

« Il est certain que l’attirance des hommes et la jalousie des femmes n’auraient pas été moins violentes que sur le bateau, car le village avait beau être cerné de plantation et non d’eau salée, il était sous bien des aspects, une ile. »

« mais parler avec lui de ce qu’il plantait et semait ouvrirait la voie à parler de ce qu’il cueillait et récoltait, de la à une discussion sur le goût des fruits, puis sur les profits et les frais,  puis un peu de politique, un peu de culture, et hop ils se retrouveraient mari et femme normaux »