le révizor

Anton Antonovitch Skovnik-Dmoukhanovski (retenez ce nom, il y aura une interrogation !) est le gouverneur d’une ville. Il apprend un matin qu’un révizor (fonctionnaire envoyé de Saint-Pétersbourg par Nicolas Ier pour maintenir l’ordre dans les administrations) est envoyé incognito dans sa ville.

Oh panique !

Comment montrer de la ville et de ses habitants un bon visage quand tout repose sur de multiples magouilles  qui nous sont dévoilées l’air de rien au détour des pages.

Branle-bas de combat, chacun à son poste avec une mission, miroir aux alouettes pour piéger le révizor.

Mais au fait, qui est-il se révizor ?

Ne vous impatientez pas,  vous allez le rencontrer, ce charmant jeune homme descendu incognito à l’auberge ! Et vous allez alors vous réjouir de cet échange truculent et des quiproquos entre nos notables et ce fonctionnaire !

Sans oublier la présence des personnages PIOTR  IVANOVITCH DOBTCHINSKI  et PIOTR  IVANOVITCH BOBTCHINSKI, les DuponT et DuponD à la russe de cette pièce.   J’ai immédiatement pensé à Hergé dès leurs premières répliques. Hergé a lu Le Revizor ou j’en mords mon chapeau !

Comment qualifier cette pièce ? Une comédie ? oui, je pense, absurde, miroir de la Russie à un moment donné, satire de l’administration et de ses embrouillaminis.

Pourquoi ne l’ai-je pas lu plus tôt ?

 

Citations :

« …les bourgeois et les marchands m’inquiètent un peu. Ils disent que je les ai écorchés, et Dieu sait pourtant que si je les  ai, disons…démunis, c’était vraiment sans aucune méchanceté. »